Thierry Cova, 36 ans, comparaissait au Tribunal de Grande Instance de Compiègne le mardi 25 mars en
correctionnelle pour des faits particulièrement grave : violences sur mineur, en l'occurence, son fils âgé de 7 semaines.
Ce père de famille, séparé de la compagne avec qui il a eu l'enfant, Théo, n'assumait pas son nouveau statut de père. «Quand il était bébé, il ne voulait pas le toucher. Mon fils hurlait dès qu’il le prenait » raconte à la barre son ex-compagne.
Par deux fois en février 2005, son ex-concubine amène l'enfant à l'hôpital. Les constatations faites par les médecins ne laissent aucun doute : multiples fractures, hématomes...
L'enfant est maltraité.
Depuis les faits, Théo a grandit. Il a maintenant trois ans et est lourdement handicapé, ne marche pas et commence à peine à parler.
A la barre, le prévenu a nié du début à la fin de l'audience les faits. Pourtant tout l'accablait. Lui-même avait reconnu avoir frappé son fils dans une lettre envoyée au juge. Pendant l'audience
il est revenu sur ses déclarations, disant que la lettre lui avait été dictée par son ex-concubine.
Le tribunal ne l'a pas cru et l'a condamné lourdement : cinq ans de prison ferme assortis de 35 200 euros de dommages et intérêts.
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