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Mercredi 2 avril 2008

Thierry Cova, 36 ans, comparaissait au Tribunal de Grande Instance de Compiègne le mardi 25 mars en correctionnelle pour des faits particulièrement grave : violences sur mineur, en l'occurence, son fils âgé de 7 semaines.
Ce père de famille, séparé de la compagne avec qui il a eu l'enfant, Théo, n'assumait pas son nouveau statut de père. «Quand il était bébé, il ne voulait pas le toucher. Mon fils hurlait dès qu’il le prenait
» raconte à la barre son ex-compagne.
Par deux fois en février 2005, son ex-concubine amène l'enfant à l'hôpital. Les constatations faites par les médecins ne laissent aucun doute : multiples fractures, hématomes... L'enfant est maltraité.
Depuis les faits, Théo a grandit. Il a maintenant trois ans et est lourdement handicapé, ne marche pas et commence à peine à parler.
A la barre, le prévenu a nié du début à la fin de l'audience les faits. Pourtant tout l'accablait. Lui-même avait reconnu avoir frappé son fils dans une lettre envoyée au juge. Pendant l'audience il est revenu sur ses déclarations, disant que la lettre lui avait été dictée par son ex-concubine.
Le tribunal ne l'a pas cru et l'a condamné lourdement : cinq ans de prison ferme assortis de 35 200 euros de dommages et intérêts.

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Mercredi 13 février 2008
Mardi dernier, David Merar était jugé au TGI de Compiègne. Cet homme de 37 ans originaire de Compiègne, a pendant deux ans, semé la panique dans la ville en tirant avec son 22 long rifle sur 17 personnes. 
Initialement prévu aux Assises de Compiègne, le procès du "tireur fou" a finalement été correctionnalisé. Traduction : les charges retenues contre lui (à la base tentative d'homicide) ont été requalifiées en violences aggravées (avec 2 circonstances aggravantes : l'utilisation d'une arme de 4ème qualibre dont il avait scié la crosse et le canon et le fait qu'il tirait uniquement sur des gens de couleur). Du coup, son jugement ne dépendait plus des Assises mais du tribunal correctionnel. 
Pourquoi ce changement ? Pour Maitre Bolliet, avocate des parties civiles : "en allant aux Assises, on risquait l'acquittement car il a toujours nié avoir l'intention de tuer et se fait passer pour fou". En faisant juger David Merar par le tribunal correctionnel, elle savait d'avance qu'il serait condamné à la peine maximale. Et le fait est que "le tireur fou", malgré ses explications de persécutions, de voix qu'il entendait depuis les attentats du 11 septembre et qui lui disaient que des menaces pesaient sur ses fils, malgré les trois expertises psychiatriques qui l'ont jugé fou, a écopé d'une peine de six ans de prison ferme.


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